Ayelet Berman-Cohen
Ayelet Berman-Cohen est née et a grandi en Israël, où elle a étudié l’art et la photographie et travaillé comme photographe pour un grand magazine israélien.
Après son arrivée aux États-Unis, elle a obtenu une maîtrise de beaux-arts à l’Institut des arts de Californie.
Ayelet est la mère de sept enfants et en a élevé beaucoup d’autres dans la maison de guérison qu’elle a créée à Los Angeles. Depuis de nombreuses années, elle rêve en utilisant des méthodes indigènes. Cela signifie simplement que les rêves lui servent de guide.
Elle est actuellement la fondatrice et la directrice générale de la fondation ADAM, qui se consacre à la construction de boulangeries dans les camps de réfugiés et d’autres lieux dans le besoin à travers le monde. Le travail réalisé par Adama a été inspiré par ses rêves.
« Dans mes rêves, je me réveillais dans la peau de personnes touchées par la guerre. Des soldats, des mères qui ont perdu leur fils, des femmes et des enfants des deux côtés d’un conflit ancien. Et puis, un autre type de rêve est arrivé, offrant la possibilité de mettre fin à la guerre. Dans ces rêves, des femmes – que j’avais appris à appeler mon « ennemi » – venaient me voir encore et encore et me nourrissaient du pain le plus délicieux. J’étais surpris d’être nourri par mes ennemies. Je savais qu’un jour je leur ferais une offrande en retour ».
La fondation ADAM a été créée en 2020 dans le but d’aider les réfugiés qui ont perdu leur maison, leur terre et leurs traditions à cause de la violence et de la guerre.
Ayelet a construit sa première boulangerie dans le camp d’Oruchinga en 2021. Selon elle, « l’acte de rompre le pain ensemble crée un nouveau récit de la communauté, de la guérison et de la fin de la guerre ».
PERFORMANCE
12 04 2024 20H
PERFORMANCE :
Ayelet Berman-Cohen – narration,
Eugénie Kuffler – flûtes, sax ténor,
Hélène Bass – violoncelle.
Eugénie Kuffler
née en 1949 à Baltimore, Maryland émegrée à Paris en 1967 et y étudie l’écriture avec Nadia Boulanger, Max Deutsch et Henri Dutilleux, la flûte avec Alain Marion et la musique électroacoustique au GERM. En 1970 elle intègre le GERM, un collectif de compositeurs et interprètes ; en 1973 Philippe Drogoz et elle-même fondent l’ensemble de cabaret d’avant-garde 010 ; en 1980 à la Biennale de Paris, elle crée le triptyque solo « icara nuit » – icara ou le journal intime, iris, de la lune à l’eau, œuvre qui oriente encore son travail. Elle crée des radiophonies pour France Culture – J/E, d’après le Corps lesbien de Monique Wittig, coréalisation avec Syn Guérin, les cahiers extatiques spiral. En 1995 Nathalie Braux, Aldridge Hansberry, Hélène Bass, Francine Mercier et elle-même fondent le collectif de compositrices-interprètes Hot Chills et jouent ensemble jusqu’en 2012. En 2000 elle fonde Conexión Habana, une troupe de 8 danseurs, musiciens et comédiens cubains plus elle-même et jusqu’en 2007 crée 6 chapitres de Etno Poesía Cuba à la Havane. Actuellement elle improvise avec qui veut et prépare le solo de théâtre-musique – Techniques de survie.
2023 Eugénie Kuffler
© David Lantran -Nov 23

Hélène Bass
Pianiste depuis toujours, (passionnée de 4 mains et d’accompagnement), violoncelliste depuis juste un peu moins (orchestre Loewenguth dès 66), Hélène a pu, sur ces bases, inventer des ponts avec toutes les formes d’expressions artistiques jusqu’à immiscer sa musique dans les conversations, portée par les espaces sonores, gestuels, colorés, sculptés. Menant de front ou par intermittence son travail d’institutrice pendant 28 ans et de musicienne, elle est amenée dès 1974 à jouer avec le théâtre expérimental des Matinaux, et à enregistrer avec le compositeur P.Alrand pour le Théâtre Éclaté. Elle aborde le travail de la voix et du corps avec D.Montain, l’Arfi, l’Ariam; S. Mowlik,T. Nawrot,V.Lehuche, et les chorégraphes K. Saporta et O. Duboc pour lesquelles elle est appelée à composer et improviser.
2023 Eugénie Kuffler
© David Lantran -Nov 23

La composition-texte est une forme d’art conceptuel qui a émmergée dans les années 70 en parallèle avec les partitions graphiques. Elle consiste souvent de directives pour réaliser une idée sonore. J’ai commencé à utiliser cette forme quand j’étais membre du collectif le GERM (Groupe d’études et de réalisations musicales) entre 1970 et 1973. C’est une forme qui fonctionne si les instrumentistes ont un réservoir de sons à leur disposition et s’ils se connaissent musicalement. Chose acquise avec la violoncelliste Hélène Bass avec qui je joue depuis 1995. Les composition-textes écrits pour l’Autre Fleuve sont inspirés d’extraits de textes de Margalit Berriet* ayant tous une relation avec l’exposition de Ayelet Berman-Cohen.
Eugénie Kuffler, Paris March 18 2024

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